Gisèle Ansorge

Gisèle Ansorge è nata nel 1923 in una famiglia svizzera a Morteau, nel Giura francese. Dopo gli studi in farmacia ha lavorato nell’ambito del cinema d’animazione ma si è interessata anche di radio, televisione, grafica e arti visive. I suoi racconti, romanzi, pièce di teatro e radiocommedie sono stati premiati tra gli altri con il Prix de Fribourg nel 1985 e con il Premio Schiller nel 1992. Gisèle Ansorge è morta nel 1993 a Etagnières (VD).

Bibliografia

  • La surdose ; suivie de Astarax. Nouvelles, 1986-1996 : dix ans d'édition littéraire : un choix, Yvonand, B. Campiche, 1996.
  • Les larmes du soleil. Roman, Yvonand, B. Campiche, 1994.
  • Le jeu des nuages et de la pluie. Contes, Yvonand, B. Campiche, 1993.
  • La Pierre d’Evêque. Nouvelle, Yvonand, B. Campiche, 1991.
  • Séverine. Roman, aus dem Französichen von Irma Wehrli-Rudin, Zürich, Limmat Verlag Genossenschaft, 1991.
  • Les tourterelles du Caire. Roman, Yvonand, B. Campiche, 1991.
  • Pierres malicieuses, Illustrations de Dominique Delachaux, Lausanne, Edition des Terreaux, 1989.
  • Prendre d’aimer. Roman, Yvonand, B. Campiche, 1988.
  • Le jardin secret, La Croix-sur-Lutry, Plaisir de Lire, 1985.
  • La colère éclate. Pièce en un acte, Genève, Meyer, 1962.
  • Tout pour Flora. Comédie inédite en trois actes, Genève, Meyer, 1962.
  • Deux femmes seules. Pièce inédite en trois actes, Genève, Meyer, 1961.
  • Un disque oublié. Pièce inédite en trois actes, Genève, Meyer, 1961.
  • Granit. Pièce en trois actes, Genève, Meyer, 1958.
Prendre d'aimer
Prendre d'aimer

Autour de Séverine évoluent, pêle-mêle, curé, ursuline, famille, anciens mercenaires du Corse, soudard tatoué de boutonnières, le bon pasteur Charles-Auguste, bigotes pincées, pêcheur avec sa voile latine, belle-mère acariâtre, et toute une frise d’hommes et de femmes, tout un peuple avec ses beautés et ses laideurs. L’intrigue se trouve nourrie par une connaissance qui englobe l’histoire, les us et coutumes, les parlers régionaux, Gisèle Ansorge n’ignore pas plus les concoctions médicamenteuses que la manière de mener un train de ferme ou de griller une carpe sur la braise. D’une précision admirable, la langue se teinte parfois de couleurs locales.

Dans Prendre d’aimer, Gisèle Ansorge a su saisir un pays et ses gens, leur mentalité, leurs réactions, comme peu ont su le faire. Son livre embrasse quelques thèmes, par exemple la condition de la femme au début du XIXe siècle, mais surtout il en émerge une figure lumineuse, qui traverse des heures sombres, nomade sur les chemins de la vie, qui puise sa force au plus profond d’elle-même, au nom de l’amour. Après la lecture, Séverine vient habiter la mémoire. Elle laisse le même souvenir qu’une personne réellement rencontrée. Aussi espère-t-on que nombreux seront ceux qui feront sa connaissance.

RENÉ ZAHND, Le Matin

Gisèle Ansorge, Prendre d'aimer, Bernard Campiche Editeur, Collection CamPoche, 2004